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Mods vs Rockers : héritage d’une lutte oubliée

Actuellement quartier central branché de Londres, Carnaby Street était, il y a 50 ans, le lieu de rendez-vous de toute la jeunesse londonienne et faisait battre le coeur de la ville. Dans un contexte d’après-guerre austère, la ville ravagée a connu un véritable renouveau et les avancées artistiques et sociales survenues à cette époque dans la ville exercent toujours leur influence aujourd’hui. Des visionnaires de tous horizons affluaient dans le quartier de Soho pour lui donner des couleurs le faire danser au son de nouvelles mélodies, au son desquelles beaucoup d’entre nous dansent encore de nos jours! Et parmi ces jeunes en quête de nouveauté et de repères dans un monde en plein changement se trouvent quelques fils d’ouvriers qui décident de créer eux-mêmes leur identité et se battent entre eux pour l’affirmer. Petit retour sur ceux qui ont initié l’un des bouleversements culturels les plus importants du siècle dernier!

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Journée des droits des femmes : 8 mars 2017

Aujourd’hui 8 mars 2017, c’est la journée internationale des droits des femmes. C’est en 1977 que les Nations Unies ont créé le « International Women’s Day » qui aura lieu le 8 Mars de chaque année. Et c’est en 1982 que la journée des femmes a été instaurée en France. Parce qu’il est grand temps que l’égalité sexuelle ne reste pas simplement une pure vision de l’esprit.

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Santa Clarita Diet

Ça y est ! La nouvelle série événement Santa Clarita Diet est disponible sur Netflix depuis vendredi dernier (3 février) avec la délicieuse Drew Barrymore, le très attirant Timothy Olyphant ! Hilarante et souvent peu appétissante, la série fait diverger les avis, souvent véridiques, qu’ils soient positifs, ou non…

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Péchés mignons : l’intégrale !

Une fois n’est pas coutume, voici un article consacré à un art dont on n’avait encore que très peu parlé sur le magazine des styles, la bande dessinée. Et plus particulièrement l’une des plus drôles de ces dernières années : « Péchés mignons » œuvre d’Arthur de Pins parue entre 2006 et 2010 qui raconte les aventures sentimentales (mais pas que…) d’Arthur et de Clara. Le tout dessiné à l’aide d’Illustrator, célèbre logiciel vectoriel d’Adobe. Découvrez ou re-découvrez ce monument avec la parution de l’intégrale. Continuer la lecture

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De malade à « rôle modèle » : le combat inspirant d’Ericka Hart

*Le lecteur est avisé de la présence de photos contenant de la nudité.

Malgré les nombreuses avancées médicales permettant de soigner un grand nombre de maladies et syndromes, il existe encore, malheureusement, des maladies dites incurables. Le cancer en particulier est une maladie qui engendre la multiplication anormale de cellules au sein d’un tissu sain : cette prolifération de cellules appelées tumeurs, peut survenir au niveau de tous les organes ou tissus cellulaires d’où le nombre varié de cancers existants. Les femmes en particulier, sont avisées de faire de fréquentes vérifications, des palpations au niveau du sein et des aisselles pour détecter une potentielle grosseur caractéristique du cancer du sein ; cancer le plus répandu chez les femmes. Notre guerrière Ericka Hart a été touchée elle aussi par ce terrible mal et s’en est sorti avec le sourire aux lèvres et la rage au ventre. Continuer la lecture

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Hip hop nigérian: vous les connaissez… ou pas!

Le mois dernier la diva congolaise Shéryl Gambo nous faisait danser sur des rythmes variés et multicolores. Sur le même continent très riche en styles musicaux aussi dansants que différents se trouve un vivier d’artistes d’Afropop. Ce style, directement inspiré du hip hop américain, demeure assez méconnu en France. Voici donc un aperçu de trois artistes dont vous connaissez parfois les sons, mais pas les noms…

Apparu au Nigéria, malheureusement plus célèbre pour ses guerres civiles que pour ses artistes émergents, le spectre de l’Afropop est pourtant bien présent en France. Au travers de styles dérivés comme le trap par exemple, les thèmes comme les mélodies de ses chansons sont directement inspirés de ceux outre Atlantique et n’ont donc rien d’inaccessible à des oreilles occidentales. Les clips nigérians font pourtant étalage des mêmes grosses berlines pleines de femmes objets et de rappeurs parés de grosses chaînes en or déclamant au bord d’une piscine. Rien de très nouveau donc, mais telle l’île de Tortuga, seuls ceux qui connaissent déjà cet univers semblent y avoir accès…

Cependant, si vous avez forcément dansé sur E No Easy, vous ignorez sans doute qui l’a chanté ! Et pour cause, selon la SACEM, les « musiques du monde » ne représentent que 9% des titres passés dans les boîtes de nuit françaises. Pour s’initier à ce style, il faut donc être né dedans, où aller le chercher… Voici donc l’exemple de trois artistes d’afropop nigérians ultra populaires mais dont nous les noms parviennent difficilement à nos oreilles !

Depuis les années 2000, les jumeaux Okoye enchaînent les tubes. Remarqué comme le « groupe africain le plus prometteur » aux Kora de la musique africaine en 2001, le duo s’est rapidement fait connaître, notamment avec E No Easy en 2009, qui a rencontré un succès retentissant ! Les très célèbres P Square, adorateurs de Michael Jackson, rendent hommage à leur idole en 2013 avec leur titre Personnally, qui totalise près de 70 millions de vues sur YouTube. Les deux frères se sont d’ailleurs réparti les tâches, avec Paul en charge de la création musicale et Peter en chorégraphe. Avec quatre Hip Hop World Award, en 2006, trois Channel o Music Awards remportés en 2008, le style du duo a certes un peu évolué mais reste à la hauteur et continue d’entraîner des foules toutes générations confondues, puisque l’instrumental de Shekini, sorti en 2014 a d’ailleurs servi de base à la composition de La Moula, partie 1 de la série Afro Trap de MHD. Voici trois titres emblématiques, dont au moins un ne vous est pas inconnue !

Deuxième nom, qui cette fois n’évoquera peut-être pas grand chose aux non-initiés mais qui a su se faire une place sur la scène du hip hop international : Wizkid, AKA Wizzy, AKA Lil Prinz, AKA Starboy… tant de surnoms modestes et qui pourtant décrivent plutôt bien un artiste africain qui monte depuis les années 2010. Le titre du premier album Superstar, sorti en 2011 donne une idée de l’ambition du jeune homme, qui accumule aujourd’hui les albums et les récompenses. Impliqué dans des affaires non résolues de concerts fantômes, d’accidents de voiture, et reconnu pour son style vestimentaire mélangeant habilement streetwear et traditionnel, le nom de Wizkid suscite autant d’émotion que sa musique. Cette légende autour de l’artiste à la manière d’un Hakeem Lyon s’inscrit d’ailleurs typiquement dans l’univers du hip hop. Ibrahim Balogun de son vrai nom, affiche de belles collaborations à son compteur, comme Drake, Wande Coal, Banky W ou encore Femi Kuti (fils du célèbre musicien et homme politique nigérian Fela Kuti) qui rencontrent toujours un franc succès. Nominé trois fois aux European Music Awards, l’artiste a remporté un BET Award, prix attribué aux artistes Noirs faisant évoluer l’image des minorités dans le monde. Vous avez probablement entendu Show You The Money, la revoici donc pour le plaisir, aux côtés de Jaiye Jaiye, interprétée en collaboration avec le talentueux saxophoniste Femi Kuti, et d’Azonto, du nom d’un célèbre style de danse africaine repris par le chanteur.

Troisième étoile du Nigéria, qui brille tout autant, et depuis beaucoup moins longtemps car il a illuminé l’été 2016 et promet de faire des étincelles avec son nouvel album tout juste sorti : Patoranking. Agé de 26 ans comme Wizkid, Patoranking a commencé sa carrière en 2009 et si vous avez effectué un passage, même très court, en Afrique cet été vous avez obligatoirement entendu No Kissing Baby. La chanson a dépassé les 9 millions de vues sur YouTube depuis juin 2016, et l’artiste continue dans cette voie, My Woman, My Everything postée 6 mois plus tôt atteint les 13 millions de vue et les premiers extraits du nouvel album God Over Everything sont sortis en septembre, qui contiennent des titres comme Daniella Whine, qui rencontre un vrai succès ! Patoranking démarre donc sa carrière en 2009 dans un milieu plus underground puis signe un contrat en 2010 avec une maison de disques, et il se fait connaître en 2014 avec Girlie O. Citant Bob Marley, Fela Kuti, Lucky Dube et consors comme ses principales influences, le style de l’artiste est un mélange intéressant de reggae, de sons dancehall, traditionnel africain et le tout à la sauce hip hop. Véhiculant l’image d’un dandy moderne sympathique, la star nigérianne est en course pour le titre de meilleur artiste masculin de l’année 2016 aux MTV Africa Music Awards. Voici quelques-uns de ses tubes emblématiques :

Si l’image des femmes dans ces clips (identique à celle des clips américains…) peut donner  la nausée, il n’en reste pas moins vrai que ces chanteurs contribuent à changer l’image des artistes africains. Initialement copié sur le style américain, le hip hop nigérian s’émancipe progressivement pour faire entendre sa voix au monde entier. Les jeunes prennent la relève en ajoutant toujours plus de touches afro et ainsi faire connaître leur culture à l’international. Bien entendu, les inconditionnels de métal et les intolérants à l’autotune risquent de ressentir une certaine gêne à l’écoute de ces titres, mais d’autres curieux ou fans sauront y découvrir ou redécouvrir des mélodies variées au sons desquelles danser et vibrer comme sur n’importe quel morceau d’ AC/DC ou Daft Punk.

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Séries TV : 5 choix pour égayer ses soirées !

Vous ne savez pas quoi regarder à la télé en moment ? Pourtant, ce ne sont pas les bonnes séries qui manquent. Thriller, action, policier, fantastique, horreur, SF, osez regarder les séries TV dont les personnages vous ressemblent ! Voici une petite sélection qui devrait vous aider à trouver votre bonheur.

The Blacklist

blacklistRaymond Reddington dit « Red« , un des criminels les plus recherchés des États-Unis, vient se constituer prisonnier au siège du FBI qui le recherche depuis vingt-cinq ans. Ex-agent secret des renseignements américains, et parmi un des plus doués, il s’est retourné contre son employeur. Il leur fournit la « liste noire » des criminels que les agences de renseignements ne connaissant même pas. Mais pourquoi ? Qu’attend-il en retour ?
Pourquoi regarder The Blacklist ?
• Pour la prestation de l’immense James Spader dans le rôle de l’énigmatique Red !
• Une créativité et une intelligence exceptionnelle.

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Promenons-nous dans les bois… – Facebook Officiel  The Blacklist

Blindspot

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Une jeune femme au corps recouvert de tatouages est intégrée dans une équipe de choc du FBI. Qui lui a effacé sa mémoire ? Dans quel but ? Qui lui a fait ses tatouages ? Autant de questions où les explications parviennent au compte-goutte.
Pourquoi regarder Blindspot ?
• Pour son héroïne envoûtante et mystérieuse;
• Et son équipe de choc;
• Pour les amoureux de body-art

• … et des arts martiaux !

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« L’adresse de ton salon de tatouage s’il te plaît » ? – Facebook Officiel Blindspot

Gotham

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Les aventures du jeune policier idéaliste Jim Gordon et l’enfance de Bruce Wayne, tout juste devenu orphelin. Avant que l’un ne devienne le commissaire de la ville la plus corrompue du monde, tandis que l’autre sera le Chevalier Noir, bête noire des criminels qui souillent cette même ville.

Pourquoi regarder Gotham ?
• Ce n’est « Batman sans Batman », c’est « comment Bruce Wayne est devenu Batman » !
• Son atmosphère gothique angoissante surréaliste;
• Ses personnages tous plus frappés les uns que les autres, même quand ils sont du bon côté;
• Pour voir le début de carrière de Jim Gordon, de Catwoman, et de bien d’autres personnages hauts en couleur !

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Moi, plus tard, je serai un super-héros ! – Facebook Officiel Gotham

The Walking Dead

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Dans un monde ravagé, des gens autrefois ordinaires doivent s’endurcir afin de survivre aux zombies qui rôdent sur la surface du monde en quête de viande fraîche.
Pourquoi regarder The Walking Dead ?
• La série post-apo par excellence !
• Et d’horreur aussi;
• De l’action non-stop;
• Plus gore, tu meurs !

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Ils ont pas une tronche de porte-bonheur… – Facebook Officiel The Walking Dead

Westworld

westworld_posterUn parc d’attraction peuplé d’androïdes évoluant dans un décor de western. Ceux-ci ignorent tout de leur condition de jouets sur lesquels les richissimes clients peuvent assouvir sur eux leurs plus bas instincts jusqu’au jour où un bug leur prendre conscience de ce qu’ils sont réellement.
Pourquoi regarder Westworld ?
• Parce que c’est dernière production de HBO, la chaîne aux ambitions qui ose tout et qui ne lésine pas sur les moyens;
• Parce que l’idée vient du romancier visionnaire Michael Crichton,
• Un mix de western et de SF aussi improbable que réussi !

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Belle mécanique, n’est-ce pas ? – Facebook Officiel Blindspot

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Shéryl Gambo: nouvel album de la diva congolaise

Après les guitares déchaînées, les voix cassées, les claviers aux touches arrachées et les tympans défoncés, le temps semble venu de tourner nos oreilles vers un style différent et plus ensoleillé avec Shéryl Gambo ! La diva de la soul congolaise nous présente O’Kerah, son nouvel album, entièrement conçu par ses soins. Rendez-vous à Brazzaville avec une star de la « musique métisse », qui porte bien son nom…

Depuis ses premiers concerts donnés en exclusivité à son ombre sur le mur de sa maison, Shéryl Gambo a fait du chemin. Née avec la musique dans la peau, la jeune chanteuse anime son quartier du matin au soir, de sa cour de récréation à sa maison : « j’improvisais des chansons pour mes amis en leur faisant croire que je chantais en anglais ! Ils applaudissaient tous et me demandaient de chanter à nouveau. ». Encouragée par ses camarades et ses frères et sœurs, à sept ans elle fredonne des airs qu’elle invente et ne tient déjà plus en place ! Un jour, alors qu’elle s’adonne à sa passion dans son jardin, son voisin, un français expatrié à Pointe Noire, repère sa voix et va jusqu’à la kidnapper dans le but de l’amener en France car il voit en elle « une Vanessa Paradis Black » ! La jeune Shéryl semble donc tout droit destinée à une carrière musicale. Lassée de ses vocalises, sa mère décide de l’inscrire dans une chorale afin de canaliser son énergie : « C’est là que mon appétit pour la chanson est devenu encore plus fort. Cela m’a permis d’intégrer par la suite un groupe de jeunes brazzavillois passionnés de musique, qui n’existe plus et qui s’appelait Majestic Bamba. C’est dans ce groupe que je me suis encore mieux formée en travaillant comme une professionnelle. ». Agée de 13 ans, la jeune fille s’investit à fond dans ce projet en s’inspirant de ses idoles, Miriam Makéba et Michael Jackson.

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Shéryl Gambo par Basango

« Je suis issue d’une famille nous n’écoutions pas souvent de la musique. Je recevais donc avec plaisir tout ce qui passait à la télévision, à la radio ou dans les bars du quartier où nous habitions. » Shéryl construit donc seule sa culture musicale, à partir de tout ce qu’elle entend. « Je crois que c’est pour cette raison que je ne me suis pas imposée un style particulier, même si de plus en plus les gens me reconnaissent dans un univers qui mélange la musique traditionnelle congolaise avec tous les instruments et les sonorités dont elle regorge, avec des musiques d’ailleurs. C’est ce mélange que j’appelle « New Afro Soul ou New Afro pop« . ». Et en effet, une des premières choses qui frappe lorsque l’on se penche sur l’univers de cette chanteuse, c’est sa diversité. « Pour moi c’est un plaisir de me retrouver dans le jazz, le RnB, le Hip hop, la soul, le zouk, le makossa et même la rumba congolaise. ».

Certains titres rappellent les magnifiques balades d’Ismaël Lô, tant dans le rythme que dans les paroles, la chanson Sama Khol, (mon cœur en wolof) lui a d’ailleurs été inspirée par le célèbre artiste. D’autres tel N’ali Djouah s’inscrivent davantage dans un héritage de hip hop nigérian type PSquare ou plus récemment Patoranking. La chanteuse précise « Depuis mes débuts je refuse de m’enfermer dans un univers typiquement congolais ou africain. Le monde d’aujourd’hui est un grand métissage. Même dans la musique, ce métissage s’impose presque naturellement. ». Concernant ses influences, elle en cite d’ailleurs énormément, « des artistes comme les Congolais Emile Oboa et Jean-Serge Essous qui ne sont plus de ce monde, Angélique Kidjo, Miriam Makeba. Ce sont des aînés, des pères et mères qui m’ont influencée. J’aime leur façon d’utiliser les sonorités africaines et de leur donner une touche internationale. ».

« Je suis toujours partagée entre l’envie de mettre en valeur les traditions, la culture et la langue de mes parents, le mboshi, et le souci de profiter de tout ce que nous offre le monde et les cultures d’ailleurs. Le risque est d’en faire trop ou pas assez, j’essaie de trouver le juste milieu mais c’est assez difficile ! ». Avec des textes en plusieurs langues, Shéryl Gambo tient à conserver cette dimension « internationale ».

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En concert par Paulvio

Accompagnée quasiment par les mêmes musiciens depuis Lemoyassa, son premier album, la chanteuse veille à ce que ceux-ci suivent ses idées : « nous travaillons d’abord sur la composition de chaque titre en s’appuyant sur la voix témoin. Ensuite, nous passons à la pose des voix. Au fur et à mesure, nous faisons intervenir chaque musicien qui n’a pas joué lors de la composition. Ainsi, le bassiste peut intervenir après le guitariste soliste, etc. ». Sur son premier album, elle travaillait exclusivement avec Frankie Moulet, guitariste qui s’est occupé des arrangements et des compositions. Se sont ajoutés un bassiste, Willy Bourdon, d’autres guitaristes comme Press Mayindou ou Freddy Massaki ou encore un jeune chanteur qu’elle a formé, Elbruno, qui l’accompagnent sur scène.

« O’kerah ou O’kierah, en mboshi, qui est la langue de mes parents, parlée au nord du Congo, représente le pouvoir sacré et mystique qu’on attribue aux jumeaux dans la culture congolaise en général, qui sont appelés « A’kieras« . Il se trouve que je suis la cadette des jumeaux qui, malheureusement, ne sont plus de ce monde. Ils sont décédés très tôt et leur décès m’a beaucoup marquée. C’est pour cette raison que j’ai voulu leur rendre hommage dans cet album. On dit souvent que les morts ne sont jamais morts. C’est pour moi une manière de leur dire que je ne les ai pas oublié avec les mots et la musique de mes ancêtres, même si j’ai ajouté une petite touche particulière. » Premier album qu’elle supervise entièrement de A à Z, depuis la composition jusqu’aux arrangements en passant par la production, Shéryl Gambo est donc fière de nous présenter ce nouvel album disponible sur les plateformes de téléchargement légal comme Itunes, Amazon, Google Play Music, Napster, Deezer, Spotify etc. La chanteuse, qui dort avec un enregistreur au chevet de son lit en cas d’inspiration nocturne, a travaillé d’arrache-pied pour un excellent résultat !

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Shéryl Gambo par Sorom Color

« Je rêve d’une carrière à la Miriam Makéba, Cesaria Evora, Angélique Kidjo, des artistes qui n’appartiennent plus à un pays mais à une génération et qui portent un message d’espoir à travers l’Afrique et le monde. C’est d’ailleurs dans ce sens que j’ai dans O’kerah des chansons comme « N’abandonne pas » qui parle de l’espoir et « Je dis stop » qui parle de la préservation de l’environnement. » conclut-elle. Shéryl Gambo, qui a déjà travaillé avec Ben-J des Neg Marrons, Fredy Massamba et rencontré rien moins que Tiken Jah Fakoly lors de son passage au prix découverte RFI à Madagascar, Ismaël Lô, Papa Wemba ou encore Manu Dibango prévoit donc en ce moment sa tournée, dont on ne peut qu’éspérer qu’elle incluera quelques dates françaises !

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Westworld, la nouvelle bombe HBO !

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Envie d’être à l’Ouest ? Facebook Officiel Westworld

Alors qu’elle nous annonçait il y a peu la fin programmée de Game of Thrones avec seulement deux saisons encore plus courtes que les six précédentes, HBO vient de commencer la diffusion de Westworld, inspiré de l’œuvre de Michael Crichton, célèbre auteur de Jurassic Park, déjà porté à l’écran en 1973. La relève est assurée. Continuer la lecture