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De malade à « rôle modèle » : le combat inspirant d’Ericka Hart

*Le lecteur est avisé de la présence de photos contenant de la nudité.

Malgré les nombreuses avancées médicales permettant de soigner un grand nombre de maladies et syndromes, il existe encore, malheureusement, des maladies dites incurables. Le cancer en particulier est une maladie qui engendre la multiplication anormale de cellules au sein d’un tissu sain : cette prolifération de cellules appelées tumeurs, peut survenir au niveau de tous les organes ou tissus cellulaires d’où le nombre varié de cancers existants. Les femmes en particulier, sont avisées de faire de fréquentes vérifications, des palpations au niveau du sein et des aisselles pour détecter une potentielle grosseur caractéristique du cancer du sein ; cancer le plus répandu chez les femmes. Notre guerrière Ericka Hart a été touchée elle aussi par ce terrible mal et s’en est sorti avec le sourire aux lèvres et la rage au ventre.

Ericka, une jeune américaine de 30 ans, se définit elle-même comme une « Queer Black Woman », « queer » étant le terme aux multiples ramifications, caractéristique d’une génération qui refuse d’être mise en boîte et définit par sa sexualité (désigne autant le sexe attribué à la naissance que l’idéologie patriarcale qui définit ce qu’une fille ou un garçon doit faire et représenter). En mai 2014, grâce à une autopalpation elle découvre des grosseurs au niveau de ses deux seins. En plein dans les préparatifs pour son mariage avec sa compagne, Ericka accuse le coup et cherche un moyen pour financer sa double mastectomie (ablation des deux seins) ainsi que sa cérémonie de mariage. Bien heureux sont les Français puisque nous bénéficions d’un système de santé solide nous permettant une couverture santé pour affronter ce type de coup dur : aux Etats-Unis la situation est bien plus complexe puisque il n’y a pas de système universel de santé obligatoire (Obama Care ne représente que les prémices d’un début de résolution…). Ericka, lorsqu’elle était malade, devait s’acquitter de tous les frais, mais grâce à un élan de solidarité important, elle a pu rassembler 15,500$ via sa page de donation (environ 14,393€).

Désormais en parfaite santé, Ericka poursuit son combat pour faire entendre la voix de ceux qui sont stigmatisés et souffrent en silence ainsi que de briser le tabou autour du corps de la femme. En effet notre guerrière a pris une grande décision : elle a décidé de ne subir qu’une reconstruction mammaire partielle qui lui a permis de retrouver le volume de ses seins d’origine mais pas la reconstruction de ses mamelons et aréoles. Cette décision importante et particulièrement personnelle représente une prise de position nécessaire qui renvoie une bonne dose de confiance et de « body positivity » pour les personnes qui se sentiraient mal dans leur peau ou traverseraient des moments difficiles. Pour illustrer sa décision et son opération « coup de poing » Ericka n’a pas hésité à poster des photos d’elle les seins nus sur les réseaux sociaux : sa photo la plus plébiscitée est son apparition au festival mythique AfroPunk les seins nus arborant les cicatrices de sa double mastectomie.

Afropunk Fest

Ericka au festival Afropunk Fest – Facebook Ericka Hart

Qu’on applaudisse ou que l’on s’indigne, force est d’admettre que la décision d’Ericka demande une bonne dose de courage et de culot ! Un combo gagnant qui permet de rappeler que la femme doit disposer de son corps comme bon lui semble.

Une notion que Facebook et quelques autres plateformes ne semblent pas partager puisque la jeune Ericka ne cesse de devoir se battre pour pallier aux interdictions qui censurent ses images, considérées, « à caractère sexuel ».

Un long chemin donc pour faire comprendre à la société que la poitrine féminine, au même titre que la poitrine masculine n’a de caractère sexuel que dans l’œil de l’intéressé : on oublie souvent que bien qu’allaiter en public soit un acte naturel protégé et autorisé par la loi dans de nombreux pays il existe encore des endroits où cette pratique est associée à un « étalage » de sa sexualité et par extension de sa condition de femme. La femme souffre encore aujourd’hui d’une stigmatisation et d’une hyper sexualisation qui la met bien souvent en porte-à-faux au quotidien (Harcèlement au travail, harcèlement de rue, inégalités salariales, fausses images véhiculées par les médias…) ; Ericka se propose de dénoncer ses états de fait pour tenter de défaire les codes préétablis en vue d’une meilleure équité.

Au lieu de porter un jugement sur les actions d’Ericka et le choix de l’image qu’elle veut propager il est préférable de reconnaître la dimension salvatrice que peut avoir un tel message. Ericka nous permet de porter un regard différent sur la question du genre et de la sexualité en n’ayant pas peur d’être créative et déterminée. Son cancer a eu un effet positif sur son individualité et ses engagements la propulsant aux devants de problématiques pertinentes faisant d’elle un modèle inspirant pour toutes les générations.

 

Pour plus d’informations sur le combat d’Ericka (en anglais):

ihartericka.com 


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Auteur /


Leslie NONVIGNON
Rédactrice mode pour Le Look Mag et pour blablablarunway.com

4 commentaires sur “De malade à « rôle modèle » : le combat inspirant d’Ericka Hart

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