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Hip hop nigérian: vous les connaissez… ou pas!

Le mois dernier la diva congolaise Shéryl Gambo nous faisait danser sur des rythmes variés et multicolores. Sur le même continent très riche en styles musicaux aussi dansants que différents se trouve un vivier d’artistes d’Afropop. Ce style, directement inspiré du hip hop américain, demeure assez méconnu en France. Voici donc un aperçu de trois artistes dont vous connaissez parfois les sons, mais pas les noms…

Apparu au Nigéria, malheureusement plus célèbre pour ses guerres civiles que pour ses artistes émergents, le spectre de l’Afropop est pourtant bien présent en France. Au travers de styles dérivés comme le trap par exemple, les thèmes comme les mélodies de ses chansons sont directement inspirés de ceux outre Atlantique et n’ont donc rien d’inaccessible à des oreilles occidentales. Les clips nigérians font pourtant étalage des mêmes grosses berlines pleines de femmes objets et de rappeurs parés de grosses chaînes en or déclamant au bord d’une piscine. Rien de très nouveau donc, mais telle l’île de Tortuga, seuls ceux qui connaissent déjà cet univers semblent y avoir accès…

Cependant, si vous avez forcément dansé sur E No Easy, vous ignorez sans doute qui l’a chanté ! Et pour cause, selon la SACEM, les « musiques du monde » ne représentent que 9% des titres passés dans les boîtes de nuit françaises. Pour s’initier à ce style, il faut donc être né dedans, où aller le chercher… Voici donc l’exemple de trois artistes d’afropop nigérians ultra populaires mais dont nous les noms parviennent difficilement à nos oreilles !

Depuis les années 2000, les jumeaux Okoye enchaînent les tubes. Remarqué comme le « groupe africain le plus prometteur » aux Kora de la musique africaine en 2001, le duo s’est rapidement fait connaître, notamment avec E No Easy en 2009, qui a rencontré un succès retentissant ! Les très célèbres P Square, adorateurs de Michael Jackson, rendent hommage à leur idole en 2013 avec leur titre Personnally, qui totalise près de 70 millions de vues sur YouTube. Les deux frères se sont d’ailleurs réparti les tâches, avec Paul en charge de la création musicale et Peter en chorégraphe. Avec quatre Hip Hop World Award, en 2006, trois Channel o Music Awards remportés en 2008, le style du duo a certes un peu évolué mais reste à la hauteur et continue d’entraîner des foules toutes générations confondues, puisque l’instrumental de Shekini, sorti en 2014 a d’ailleurs servi de base à la composition de La Moula, partie 1 de la série Afro Trap de MHD. Voici trois titres emblématiques, dont au moins un ne vous est pas inconnue !

Deuxième nom, qui cette fois n’évoquera peut-être pas grand chose aux non-initiés mais qui a su se faire une place sur la scène du hip hop international : Wizkid, AKA Wizzy, AKA Lil Prinz, AKA Starboy… tant de surnoms modestes et qui pourtant décrivent plutôt bien un artiste africain qui monte depuis les années 2010. Le titre du premier album Superstar, sorti en 2011 donne une idée de l’ambition du jeune homme, qui accumule aujourd’hui les albums et les récompenses. Impliqué dans des affaires non résolues de concerts fantômes, d’accidents de voiture, et reconnu pour son style vestimentaire mélangeant habilement streetwear et traditionnel, le nom de Wizkid suscite autant d’émotion que sa musique. Cette légende autour de l’artiste à la manière d’un Hakeem Lyon s’inscrit d’ailleurs typiquement dans l’univers du hip hop. Ibrahim Balogun de son vrai nom, affiche de belles collaborations à son compteur, comme Drake, Wande Coal, Banky W ou encore Femi Kuti (fils du célèbre musicien et homme politique nigérian Fela Kuti) qui rencontrent toujours un franc succès. Nominé trois fois aux European Music Awards, l’artiste a remporté un BET Award, prix attribué aux artistes Noirs faisant évoluer l’image des minorités dans le monde. Vous avez probablement entendu Show You The Money, la revoici donc pour le plaisir, aux côtés de Jaiye Jaiye, interprétée en collaboration avec le talentueux saxophoniste Femi Kuti, et d’Azonto, du nom d’un célèbre style de danse africaine repris par le chanteur.

Troisième étoile du Nigéria, qui brille tout autant, et depuis beaucoup moins longtemps car il a illuminé l’été 2016 et promet de faire des étincelles avec son nouvel album tout juste sorti : Patoranking. Agé de 26 ans comme Wizkid, Patoranking a commencé sa carrière en 2009 et si vous avez effectué un passage, même très court, en Afrique cet été vous avez obligatoirement entendu No Kissing Baby. La chanson a dépassé les 9 millions de vues sur YouTube depuis juin 2016, et l’artiste continue dans cette voie, My Woman, My Everything postée 6 mois plus tôt atteint les 13 millions de vue et les premiers extraits du nouvel album God Over Everything sont sortis en septembre, qui contiennent des titres comme Daniella Whine, qui rencontre un vrai succès ! Patoranking démarre donc sa carrière en 2009 dans un milieu plus underground puis signe un contrat en 2010 avec une maison de disques, et il se fait connaître en 2014 avec Girlie O. Citant Bob Marley, Fela Kuti, Lucky Dube et consors comme ses principales influences, le style de l’artiste est un mélange intéressant de reggae, de sons dancehall, traditionnel africain et le tout à la sauce hip hop. Véhiculant l’image d’un dandy moderne sympathique, la star nigérianne est en course pour le titre de meilleur artiste masculin de l’année 2016 aux MTV Africa Music Awards. Voici quelques-uns de ses tubes emblématiques :

Si l’image des femmes dans ces clips (identique à celle des clips américains…) peut donner  la nausée, il n’en reste pas moins vrai que ces chanteurs contribuent à changer l’image des artistes africains. Initialement copié sur le style américain, le hip hop nigérian s’émancipe progressivement pour faire entendre sa voix au monde entier. Les jeunes prennent la relève en ajoutant toujours plus de touches afro et ainsi faire connaître leur culture à l’international. Bien entendu, les inconditionnels de métal et les intolérants à l’autotune risquent de ressentir une certaine gêne à l’écoute de ces titres, mais d’autres curieux ou fans sauront y découvrir ou redécouvrir des mélodies variées au sons desquelles danser et vibrer comme sur n’importe quel morceau d’ AC/DC ou Daft Punk.



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Auteur /


Léa BUTEL
Je suis un canard rédacteur au LookMag à la rubrique cuisine. Cependant, je suis ouvert du bec, j'aime le théâtre et les sciences occultes! Accessoirement je fais aussi de la musique avec mes palmes...

4 commentaires sur “Hip hop nigérian: vous les connaissez… ou pas!

  1. A-line dit:

    Je ne suis pas top fan de ce genre de musique, ou du moins ce n’est pas celle que je vais écouté en 1er mais une ou deux fois de temps en temps c’est agréable 😉

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