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Le magazine culturel qui vous rapproche de ce qui vous ressemble

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Immersion dans l’univers coloré de Kaldea Nakajima

Street art, art visuel, art toy, body paint… Kaldea Nakajima multiplie les supports de création et se démarque des autres graffeurs de la capitale française par un univers futuriste hypnotisant.

La rue Henri Noguères, dans le quarter de la Villette à Paris, fait partie des nombreux terrains d’exercice pour les graffeurs comme l’attestent les constants changements de pièces sur ses murs, du blaze stylisé au portrait incroyablement réaliste. C’est un véritable mur d’exposition dont les œuvres sont aléatoirement remplacées par d’autres.  Mais c’est surtout l’un des endroits préférés de la graffeuse Kaldea Nakajima pour dévoiler son univers aux passants.

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Un Univers Atypique

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Le vent feuillette les pages de son carnet de sketchs -les dessins préparatoires au graffitis – pendant que Kaldea construit un graff sombre et psychédélique qui contraste avec sa joie de vivre et sa tendresse pour le lieu. “J’aime bien graffer ici, il y a un côté sentimental. C’est bucolique : il y a le canal juste à côté, les gens sont cools, c’est super calme… J’aime aussi les Frigos, la rue des Noyers, les quais de Valmy. Mais ici, c’est l’endroit que je préfère.”

 

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Sur le mur prend forme une femme aux lignes dures et géométriques, qui n’est pas sans rappeler la « réplicante » Rachel et les dystopies de science-fiction qu’affectionne la graffeuse. Kaldea Nakajima, née à Paris, revendique son statut d’artiste visuel, à la fois street et portée sur l’art toy, la décoration de figurines qui s’est développée au Japon à la fin des années 90.  Cette jeune femme a la créativité débordante nous explique d’où lui vient toute son inspiration : “Mes thèmes, parfois c’est en fonction de la saison. En général c’est surtout des femmes, avec des impressions géométriques, des motifs tribaux. Mon inspiration vient surtout de mon univers. Je le définirais un peu rétro futuriste. Je m’inspire beaucoup des arts déco : c’est les années 30, c’est moderne, on sent un pur vent de modernité. Et il y a aussi un petit côté japonisant…” S’y ajoutent parfois des influences amérindiennes, africaines ou tribales selon les pièces.

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Ces mélanges et la virtuosité de Kaldea ne laissent pas les passants indifférents, qui viennent la féliciter ou simplement regarder la réalisation du graff. La jeune artiste reste modeste et nous explique son parcours : autodidacte, elle a toujours voulu peindre sur de grandes surfaces. Rapidement limitée par la taille des toiles, elle commence à réaliser des graffitis sur conteneurs en Allemagne, où elle collabore avec l’association culturelle Art Cooltour et est embauchée en tant qu’artiste résident, avant de revenir à Paris. Elle s’entraîne dans la capitale aux « Frigos« -un lieu de création dans le 13ème arrondissement.

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Une artiste soutenue

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Rue Noguères, deux autres graffeurs entament un lettrage à quelques mètres de Kaldea qui troque la bombe pour le pinceau afin de donner un visage à son personnage. Une voiture municipale dépasse la rue Noguères sans s’intéresser aux trois artistes qui s’activent, bombes ou pinceau à la main. Loin de connaître les mêmes ennuis qu’un Niño de las Pinturas vis à vis des autorités, le graff de la jeune artiste ne disparaît que lorsque vient le tour d’un autre univers de s’exprimer. Le graffiti, art que l’on répète à l’envi comme éphémère, oblige les artistes à recouvrir d’anciennes œuvres par la leur, qui connaîtront le même sort par la suite. La sélection du graffiti voué à disparaître n’épargne pas Kaldea, qui prend généralement en photo la pièce que son propre travail rendra invisible. Amateurs de street art et passants immortalisent quant à eux les pièces de Kaldea, pour leur collection personnelle ou la diffusion sur Internet. Cette pratique, reprise à plus grande échelle par Google avec son Street Art Project, fait gagner de la visibilité et de nouveaux admirateurs aux œuvres de la jeune artiste. Mais Kaldea compte surtout sur le soutien souvent exigeant de ses proches sur son travail. “Mes proches m’encouragent beaucoup, ils me reprochent même parfois de ne pas en faire suffisamment!”

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Cet engouement autour de ses créations lui permet de faire face aux aléas de son statut d’artistes. La géométrie et la force de ses personnages suscitent quelques critiques et Kaldea n’est pas à l’abri de panne d’inspiration. Pourtant elle rebondit aisément en se concentrant sur un autre support ou un autre thème qui lui tient à cœur. Body art, art toy ou simplement dessin, son univers est accessible par de multiples portes d’entrées. Elle espère ainsi accroître la visibilité de ses graff et pouvoir un jour poser sa marque sur les murs au gré de nouveaux voyages, après un passage de 2 ans en Angleterre et un bref séjour à Chicago. En attendant, les amateurs de sa patte artistique peuvent retrouver son univers sur des t-shirt, des leggings ou des coques de téléphone. Kaldea termine en encourageant celles et ceux qui voudraient suivre son exemple: “Il faut se lancer, si on a une passion il faut le faire même si ce n’est qu’une période ! Qu’importe le domaine, il faut au moins essayer, ça peut permettre de révéler sa vraie personnalité et dans le cas contraire ça peut être une expérience.”

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Kaldea Nakajima exprime donc avec talent son univers futuriste et anguleux sur les murs de Paris et s’inscrit dans le mouvement toujours extrêmement vivant du street art dans la capitale. Pour en savoir plus, suivez-la sur Instagram, Facebook et son site officiel.


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Auteur /


Fanny Evrard
Rédactrice touche à tout pour le Look Mag et http://theacin.blogspot.com, j'aime prendre le temps de disséquer séries, trucs culturels non-identifiés et tirer le portrait des gens croisés sur ma route.

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