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Ramin Djawadi, le nouvel Hans Zimmer

À l’occasion de la sortie du nouveau film de Zhang Yimou, La Grande Muraille, il est grand temps de s’intéresser au compositeur de sa musique… Ramin Djawadi. Âgé d’à peine 41 ans, le nom de ce jeune musicien n’est pas encore très connu, mais ses œuvres, si ! Entre génériques de séries, thèmes et musiques additionnelles, Ramin Djawadi a signé près d’un cinquantaine d’oeuvres, dont le générique des séries Game Of Thrones et Prison Break ou encore des films World Of Warcraft et Iron Man. Petit aperçu de l’univers d’un des nouveaux grands noms de la musique.

Né à Duisburg, en Rhénanie du Nord, d’une mère allemande et d’un père iranien, Ramin Djawadi s’initie tout jeune à la musique en dérobant les cassettes de son père qu’il écoute pendant des heures dans la voiture familiale. Il grandit aux sons de Beethoven, Mozart, et lorsqu’il commence à jouer de la guitare, découvre le jazz et le rock. Dans une interview pour bebin.tv, le jeune compositeur raconte d’ailleurs qu’il a « surtout appris la musique en jouant dans différents groupes ». Avec le soutien de ses parents, il part donc étudier son art aux Etats-Unis.

Diplomé du Berklee College Of Music en 1998, il est repéré par le grand Hans Zimmer, compositeur américain qu’on ne présente plus, auteur des musiques de My Beautiful Laundrette (Stephen Frears, 1985) Thelma et Louise (de Ridley Scott, 1991), Le Roi Lion (dessin animé de Walt Disney, 1994), Pirates des Caraïbes, (Gore Verbinsky, 2007), Sherlock Holmes (Guy Ritchie, 2009) et d’une quantité astronomique de chefs d’oeuvres musicaux. Celui-ci fait de lui son assistant à la Remote Control Production en Californie. Avec un tel maître, Ramin Djawadi apprend beaucoup, et rapidement.

Comme de nombreux compositeurs débutants, il débute en écrivant des musiques additionnelles, notamment pour le film Blade : Trinity de David S. Goyer, qu’il compose avec le rappeur RZA. À force d’observer son mentor, il se perfectionne dans l’art de la composition de musique adaptée à l’image et connaît son premier grand succès en 2008, avec le film Iron Man, de John Favreau. « Il fallait associer beaucoup de riffs de rock à la musique orchestrale », commente-t-il.
À partir de là, il enchaine les titres cultes, tel le générique (américain) de la série Prison Break, pour lequel il recevra l’Emmy Award du meilleur thème principal de série en 2006. On lui doit également l’OST (original soundratck) de nombreuses séries très célèbres, comme Person Of Interest ou Game Of Thrones et Westworld, toutes deux commandées par la chaîne américaine HBO.

Ramin Djawadi s’illustre aussi au cinéma, avec la musique des films comme Manipulation (Marcel Langenegger, 2008), Le Choc des Titans (Louis Leterrier, 2010), Pacific Rim (Guillermo Del Toro, 2013), et plus récemment avec la composition des OST du film d’heroic fantasy World Of Warcraft en 2016, La Grande Muraille de Zhang Yimou actuellement en salles.

Loin de se contenter d’un seul genre cinématographique, le musicien parvient toujours à faire des films qu’il musicalise de véritables expériences sensorielles. Impossible de ne pas trembler quand tonne le générique de World Of Warcraft ou de terminer sa phrase quand gronde celui de La Grande Muraille ! Les musiques de Ramin Djawadi évoquent plus que des univers de séries ou de films, elles font frissonner les auditeurs, leur flanque littéralement la chair de poule, et rares sont les musiciens qui peuvent se vanter d’accomplir un tel exploit. Qu’il s’agisse de scènes d’action, de suspens, de tension, d’effroi, de batailles épiques ou de calme après la tempête, cet artiste parvient toujours à captiver son audience, même avec un simple thème musical d’une minute 42. Son style reconnaissable s’est imposé, et Ramin Djawadi a intégré le cercle très fermé des compositeurs célèbres d’Hollywood en un temps record.

Si son succès est considérable, le musicien demeure extrêmement modeste, affichant toujours le sourire serein et chaleureux de quelqu’un qui a conquis son univers à la seule force de son talent. « Plus mon travail est varié, meilleur c’est ! ». Il confie dans une interview qu’il a besoin de diversité dans son œuvre. Effectuant sans cesse des recherches sur différents styles avant de se lancer dans l’écriture, Ramin Djawadi est infatigable et sa curiosité n’a d’égale que sa passion. Attaché à ses racines, il conclut en évoquant son rêve de composer pour un film iranien.



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Auteur /


Léa BUTEL
Je suis un canard rédacteur au LookMag à la rubrique cuisine. Cependant, je suis ouvert du bec, j'aime le théâtre et les sciences occultes! Accessoirement je fais aussi de la musique avec mes palmes...

3 commentaires sur “Ramin Djawadi, le nouvel Hans Zimmer

  1. A-line dit:

    Que serait un film, un jeux, une série sans la musique?? La musique nous transporte pour nous faire par des émotions, heureusement qu’il existe des personnes comme lui nous aider à apprécier la musique de film.

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